Photographie, avec l'aimable autorisation de la Nicholas Metivier Gallery, Toronto © Edward Burtynsky
DROITE: Edward Su, Discovery (Découverte), Acrylique sur toile, 45,7 x 60,9 cm
Célébrer la relève artistique du Canada
Qui sont vos héroïnes et vos héros? Quelle responsabilité avons-nous à l’égard de la planète? Quel est votre premier souvenir? Comment vous rapprochez-vous de votre culture? Nous avons lancé un appel aux élèves de partout au Canada qui y ont répondu par des créations inspirées des meilleur·es artistes d’ici. Maintenant à sa quatrième édition annuelle, le défi étudiant reçoit des œuvres de jeunes talents de la 7ᵉ à la 12ᵉ année, d’un océan à l’autre. Cette relève s’intéresse aux avant-gardistes comme Edward Burtynsky (né en 1955), Helen McNicoll (1879-1915) et Karen Tam (née en 1977) tout en traitant de thèmes comme la communauté, le courage et les relations, qui devraient trouver un écho auprès de toutes les générations. Les œuvres présentées ici attestent de la remarquable ingéniosité de la relève artistique de demain et témoignent de la contribution inestimable des enseignant·es d’arts plastiques qui l’encadrent et la cultivent.
L’Institut de l’art canadien remercie Canadian Geographic pour le soutien apporté dans la diffusion médiatique de cette édition du défi.
La galerie

Lana Yousef, Dancing With Death (Danser avec la mort)
Illustration numérique, 16,4 x 15,9 cm

Muying Deng, To My Vanished Childhood (À mon enfance disparue)
Crayon de couleur sur papier, 30,5 x 25,4 cm

Luvena Theodora Rhosa, Navy Conviction (Conviction de la marine)
Acrylique sur toile, 35 x 25 cm

Jade Amberg, The Boat and the Shark (Le bateau et le requin)
Acrylique sur toile, 50,8 x 50,8 cm

Rakhshinda Sahrish Chowdhury, Something More (Quelque chose de plus)
Techniques mixtes sur papier, 25 x 30 cm

Persephone Wangen, Driving Angles (Angles directeurs)
Papier découpé à la main, 28 x 36 cm

Victoria Nalbandyan, L’admiration en silence
Huile sur toile, 60,9 x 76,2 cm

Yuzhi An, Saturday Mass (Messe du samedi)
Acrylique sur toile, 30,5 x 40,5 cm

Maytal Peres, Malfunctioning (Dysfonctionnement)
Acrylique sur toile, 55,9 x 71,2 cm

Kenzie Moore, Curling
Peinture acrylique et collage, 30,5 x 40,6 cm

Amelia Picard, Ammaakulutché and Ihkulusshíia (Ammaakulutché et Ihkulusshíia) [diptyque]
Acrylique sur toile, 152,4 x 101,6 cm

Edward Su, Discovery (Découverte)
Acrylique sur toile, 45,7 x 60,9 cm

Janie Wilson, Pieces of Me (Morceaux de moi) [triptyque]
Acrylique sur toile, 45,7 x 60,9 cm

Haeum Park, Boy With Junk (Garçon avec de la malbouffe)
Pastel à l’huile et gouache, 45,7 x 60,9 cm

Frankie Wu, Spring Break (Semaine de relâche)
Acrylique sur toile, 30,4 x 30,4 cm

Meilin Yuan, Fractured Soul (Âme fracturée)
Conté, 150 x 106 cm

Lok Yiu Janice Lee, Out of Whack (Hors jeu)
Acrylique sur toile, 40,6 x 50,8 cm

Theo Newbury, Abstraction
Illustration numérique, 56,4 x 63,5 cm
L'exposition
À propos d'Oscar Cahén
Aussi influent en tant que peintre d’avant-garde qu’illustrateur commercial, Oscar Cahén (1916-1956) a réalisé des images et des couvertures de magazines qui ont contribué à façonner les idées de la population canadienne sur le monde qui l’entoure, y compris sur les questions sociales et politiques.
À propos de l’inspiration de l’élève
« Oscar Cahén est un peintre reconnu pour ses dessins et ses peintures vibrantes et abstraites. La murale qu’il a réalisée pour le salon du personnel et la cafétéria du bureau de la direction de la Compagnie Pétrolière Impériale à Toronto m’a fascinée. Pour la concevoir, Cahén utilise un style d’art abstrait, composé de formes et de traits colorés qui créent un motif cohérent et dynamique. Sa murale a donné vie à l’atmosphère autrefois grise de l’endroit, la transformant en une pièce aux couleurs éclatantes. J’ai voulu incorporer ces couleurs dans mon œuvre d’art numérique, afin d’explorer le concept de la mort. L’homme et le crâne de mon dessin regardent loin de la personne spectatrice, et sont entourés de formes et de couleurs vives symbolisant la vie et la nature. Bien qu’ils n’évoquent pas la décomposition, ces éléments, mélangés ensemble, renforcent l’idée d’apporter un changement lumineux à un concept autrefois sombre. »
–Lana Yousef (9e année, Silverthorn Collegiate Institute, Etobicoke, Ontario)

L'inspiration
Oscar Cahén, murale composite, salon du personnel et cafétéria de l’immeuble de la Compagnie Pétrolière Impériale, Toronto, 1956
Acrylique sur toile, environ 294,6 x 670,6 cm

L’œuvre d’art de l’élève
Lana Yousef, Dancing With Death (Danser avec la mort)
Illustration numérique, 16,4 x 15,9 cm
À propos d'Helen McNicoll
Helen McNicoll (1879-1915), l’une des artistes les plus prolifiques au pays, obtient des éloges pour ses représentations lumineuses et ensoleillées de paysages ruraux, de sujets d’enfants et de figures féminines modernes – des œuvres qui ont contribué à populariser l’impressionnisme au Canada.
À propos de l’inspiration de l’élève
« Parfois, le poids de l’adolescence ou les défis de l’âge adulte me semblent écrasants. Dans ces moments, je me prends à regretter l’insouciance de l’enfance, lorsque les responsabilités étaient peu nombreuses et les soucis, légers. Cette œuvre est inspirée par les tendres représentations de l’enfance d’Helen McNicoll. Certaines des fabuleuses œuvres d’art de McNicoll illustrent la bonté simple de l’enfance, une période où le monde semble plein de possibilités infinies. En hommage à l’héritage de McNicoll, j’ai voulu créer une scène de mon enfance en me basant sur mes vagues souvenirs, tout en établissant mon style artistique personnel pour montrer mon désir de retourner à cette époque d’innocence et de joie pure. »
–Muying Deng (9e année, Regina Christian School, Regina, Saskatchewan)

L'inspiration
Helen McNicoll, Watching the Boat (Observant le bateau), v.1912
huile sur toile, 64,1 x 76,8 cm, collection privée

L’œuvre d’art de l’élève
Muying Deng, To My Vanished Childhood (À mon enfance disparue)
Crayon de couleur sur papier, 30,5 x 25,4 cm

L'inspiration
Molly Lamb Bobak, Canteen, Nijmegen, Holland (Cantine, Nimègue, Hollande), 1945
Huile et encre sur toile, 51,2 x 61,1 cm
Musée canadien de la guerre, Ottawa
À propos de Molly Lamb Bobak
Molly Lamb Bobak (1920-2014) a été la première femme canadienne à servir en tant qu’artiste de guerre officielle. Ses peintures et ses dessins constituent un témoignage important de la participation féminine à la Seconde Guerre mondiale.

L’œuvre d’art de l’élève
Luvena Theodora Rhosa, Navy Conviction (Conviction de la marine)
Acrylique sur toile, 35 x 25 cm
À propos de l’inspiration de l’élève
« Les peintures de Molly Lamb Bobak, commémorant des moments et des scènes de la Seconde Guerre mondiale, m’ont inspirée pour créer cette œuvre. Je voulais exprimer ma gratitude et mon admiration envers les personnes qui ont combattu pendant la guerre en peignant l’une des combattantes canadiennes. Le titre Navy Conviction (Conviction de la marine) suggère à quel point les femmes ont dû travailler dur pour avoir les mêmes chances que les hommes dans divers emplois. J’admire vraiment l’histoire qui se cache derrière les œuvres d’art de Molly Lamb Bobak, ce qui m’a motivée à peindre cette œuvre. »
–Luvena Theodora Rhosa (9e année, Milton District High School, Milton, Ontario)
À propos d'Alex Colville
L’artiste des Maritimes Alex Colville (1920-2013) a créé des œuvres figuratives qui sondent la réalité humaine et, souvent, il a teinté ses scènes de la vie quotidienne d’une forte tension dramatique.
À propos de l’inspiration de l’élève
« L’art canadien a toujours occupé une place particulière dans mon cœur et, en vieillissant, j’ai commencé à apprécier le travail d’artistes tels qu’Alex Colville, qui a réussi à capturer des moments ordinaires et à les transformer en compositions artistiques dynamiques qui captivent le public. Le peintre Colville y parvient grâce à un incroyable souci du détail, à un talent exceptionnel et, bien sûr, à la tension dramatique dont il infuse son art. Inspirée par Cyclist and Crow (Cycliste et corbeau) de Colville, j’ai voulu explorer ce concept et créer ma propre œuvre de fiction. Au milieu de vastes étendues d’eau, sous un ciel azur dépourvu de nuages, un pêcheur solitaire profite d’une journée plutôt banale. Il est loin de se douter qu’une créature redoutable se dirige tout droit vers son bateau. Sous l’effet de la tension dramatique, le spectateur retient son souffle, attendant que l’illusion de paix se brise. »
–Jade Amberg (9e année, Colonel By Secondary School, Ottawa, Ontario)

L'inspiration
Alex Colville, Cyclist and Crow (Cycliste et corbeau), 1981
Acrylique sur Masonite, 70,6 x 100 cm
Musée des beaux-arts de Montréal, Don de Lavalin Inc. (1991.15)

L’œuvre d’art de l’élève
Jade Amberg, The Boat and the Shark (Le bateau et le requin)
Acrylique sur toile, 50,8 x 50,8 cm
À propos de Jim Oskineegish
Jim Oskineegish est un artiste et un guérisseur de la Première Nation Eabametoong. Depuis le début des années 2000, Oskineegish travaille dans le style de l’école de Woodland, une approche de la peinture défendue par Norval Morrisseau (1931-2007). Les œuvres d’Oskineegish véhiculent des histoires et des légendes, ainsi que des valeurs et des enseignements ojibwés.
À propos de l’inspiration de l’élève
« La peinture Changes (Changements) de Jim Oskineegish est la source d’inspiration de Something More (Quelque chose de plus). L’art communique différemment et suscite diverses interprétations de la part de chaque personne qui l’observe. Mon analyse personnelle de ce tableau est que chaque poisson provient de la même espèce, mais tous deux osent être différents chacun à leur manière. Oskineegish peint avec des couleurs vives et très contrastées qui soulignent cette diversité, tout en créant une unité dans l’ensemble de la composition. Ma réaction à l’œuvre d’Oskineegish a également été influencée par une citation de l’ancien président des États-Unis, Thomas Jefferson : « Si vous voulez quelque chose que vous n’avez jamais eu auparavant, vous devez être prêt à faire quelque chose que vous n’avez jamais fait ». Avec Something More (Quelque chose de plus), je cherche à représenter le courage nécessaire pour s’écarter des normes et des attentes de la société de sorte que ça révèle une part invisible de soi-même. »
–Rakhshinda Sahrish Chowdhury (9e année, J. Clarke Richardson Collegiate, Ajax, Ontario)

L'inspiration
Jim Oskineegish, Changes (Changements), 2013
Acrylique sur toile, 91 x 122 cm
Collection privée
Avec l’aimable autorisation de la DaVic Gallery of Native Canadian Arts, Coquitlam, C.-B.

L’œuvre d’art de l’élève
Rakhshinda Sahrish Chowdhury, Something More (Quelque chose de plus)
Techniques mixtes sur papier, 25 x 30 cm

L'inspiration
Tom Thomson, Autumn’s Garland (Guirlande automnale), 1915-1916
Huile sur toile, 122,5 x 132,2 cm
Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
Achat 1918
À propos de Tom Thomson
Bien que la carrière prometteuse de Tom Thomson (1877-1917) en tant qu’artiste ait été interrompue, il a laissé une marque indélébile sur la tradition paysagiste du Canada. Ses peintures audacieuses et expressives des panoramas du parc Algonquin, en Ontario, ont fini par définir une identité visuelle considérée comme typiquement canadienne.

L’œuvre d’art de l’élève
Persephone Wangen, Driving Angles (Angles directeurs)
Papier découpé à la main, 28 x 36 cm
À propos de l’inspiration de l’élève
« Lorsqu’on regarde Autumn’s Garland (Guirlande automnale) de Tom Thomson, on peut voir les vastes mouvements des feuilles et les effets de superposition des formes dans le paysage; et ses couleurs vives, vibrantes et chaudes. J’ai essayé de créer ces mêmes sentiments d’imagination, de perspective et de construction dans un découpage de papier exécuté avec une lame X-Acto. Mon travail est teinté des émotions vacillantes de la jeunesse et de l’adolescence : l’optimisme et le pessimisme, le sentiment de perdre la tête dans un pays de rêves tout en restant connecté à ses racines. »
–Persephone Wangen (9e année, Sir Winston Churchill Secondary School, Vancouver, Colombie-Britannique).
À propos de Mina dela Cruz
Originaire des Philippines, Mina de la Cruz est une peintre réaliste établie à Toronto dont les natures mortes témoignent d’un talent certain pour le dessin et d’une grande inventivité compositionnelle.
À propos de l’inspiration de l’élève
« En tant que peintre réaliste contemporaine, je me concentre principalement sur la nature morte et le portrait. Dans mes œuvres, ma technique est basée sur le style académique ou traditionnel de la peinture. J’ai créé ma propre composition en utilisant des objets aux formes agréables et aux couleurs harmonieuses. Dans mes natures mortes, j’essaie de révéler l’âme de mon sujet en maîtrisant les détails et les nuances de couleur et de texture, et en évoquant les parfums des objets représentés. J’y ajoute une touche de créativité et beaucoup d’émotion pour créer un moment magique avec le public. Je me suis inspirée de l’artiste canadienne Mina de la Cruz. »
–Victoria Nalbandyan (9e année, Victoria Art Studio, Laval, Québec)

L'inspiration
Mina de la Cruz, Meditation (Méditation), s.d.
Huile sur lin, 50,8 x 40,6 cm

L’œuvre d’art de l’élève
Victoria Nalbandyan, L’admiration en silence
Huile sur toile, 60,9 x 76,2 cm
À propos de Clarence Gagnon
Connu pour ses représentations impressionnistes du Québec rural, Clarence Gagnon (1881-1942) était particulièrement doué pour saisir son sujet en hiver, produisant des scènes enneigées et tranquilles, composées de couleurs vives et de forts contrastes dans les ombres et lumières.
À propos de l’inspiration de l’élève
« Clarence Gagnon est un artiste canadien-français connu pour ses paysages du Québec. L’estampe Retour de l’église m’a rappelé la messe du samedi à laquelle j’assiste chaque semaine à l’église catholique chinoise de Montréal. Après la messe, nous nous rendons tous au centre communautaire de l’église, situé à quelques minutes de marche. En hiver, nous marchons très vite, la tête baissée, pour échapper au froid. Retour de l’église m’a rappelé cette scène que j’ai voulu représenter dans mon tableau. J’ai apprécié les contrastes créés par les couleurs vibrantes de l’œuvre de Gagnon et j’ai tenté de les recréer dans ma peinture. »
–Yuzhi An (9e année, Paramount Study, Montréal, Québec)

L'inspiration
Clarence Gagnon, Retour de l’église, 1926
Épreuve monotype sur papier japonais, 23,6 x 30,3 cm
Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
Achat 1927

L’œuvre d’art de l’élève
Yuzhi An, Saturday Mass (Messe du samedi)
Acrylique sur toile, 30,5 x 40,5 cm

L'inspiration
Prudence Heward, The Emigrants (Les immigrantes), 1928
Huile sur toile, 66 x 66 cm
Collection privée
À propos de Prudence Heward
Acclamée par la critique dès le début de sa carrière, l’artiste montréalaise Prudence Heward (1896-1947) a développé un style et une méthode de peinture qui reflètent ses propres expériences en tant que femme moderne naviguant dans le paysage social changeant du Canada de l’entre-deux-guerres.

L’œuvre d’art de l’élève
Maytal Peres, Malfunctioning (Dysfonctionnement)
Acrylique sur toile, 55,9 x 71,2 cm
À propos de l’inspiration de l’élève
« Malfunctioning (Dysfonctionnement) s’inspire de The Emigrants (Les immigrantes) de Prudence Heward et vise à critiquer les normes et les tendances sociales. Lorsque j’ai vu le tableau d’Heward pour la première fois, il m’a vraiment parlé parce qu’on aurait dit que la personne de gauche guidait la personne de droite dans une certaine direction. Je l’ai perçu comme si la personne de droite hésitait à suivre. Je voulais exprimer la même idée de ne pas suivre le statu quo. Mon œuvre présente plusieurs autoportraits, avec des visages monochromes qui tentent de dominer la figure centrale. Les effets de pixellisation et de distorsion symbolisent le sentiment de malaise que suscite le fait de ne pas suivre la norme, ce qui provoque une défaillance dans le système sociétal. »
–Maytal Peres (9e année, École secondaire Herzliah, Montréal, Québec)
À propos de Karen Tam
À travers sa pratique créative, l’artiste montréalaise Karen Tam (née en 1977) explore les identités et les cultures matérielles des communautés diasporiques chinoises au Canada. Ses œuvres démontrent les nombreuses manières dont les objets voyagent à travers le temps, transportant avec eux des histoires qui comptent.
À propos de l’inspiration de l’élève
« J’ai choisi de créer un objet d’art sur le curling, parce que c’est la chose qui me passionne le plus. Je joue au curling depuis l’âge de six ans et je n’ai jamais pensé que je continuerais, mais maintenant, à treize ans, je pratique ce sport trois fois par semaine. Je serai la plus jeune joueuse de l’équipe canadienne U-18 l’année prochaine. L’œuvre Sporting Life (Vie sportive) de Karen Tam m’a incitée à combiner mon amour de l’art et ma passion pour le curling. La façon dont Tam associe des éléments de sa vie à la sculpture et à la peinture m’a inspirée. J’ai créé une pierre de curling en trois dimensions et j’ai ajouté des fragments de livres pour créer une texture et donner un sens à mon œuvre. »
–Kenzie Moore (7e année, Devon Middle School, Fredericton, Nouveau-Brunswick)

L'inspiration
Karen Tam, Sporting Life: Football (Vie sportive : Football) et Sporting Life: Golf (Vie sportive : Golf)
Papier mâché (journal chinois, colle à papier peint avec fongicide et protection contre l’humidité), encre de Chine pigmentée/encre de Chine, gesso, vernis d’archivage UV, 40 x 25 x 25 cm chacun

L’œuvre d’art de l’élève
Kenzie Moore, Curling
Peinture acrylique et collage, 30,5 x 40,6 cm
À propos de Kent Monkman
The Scream (Le cri), 2017, a été incluse dans l’exposition historique de Kent Monkman (né en 1965), Shame and Prejudice: A Story of Resilience (Honte et préjugés : une histoire de résilience), présentée au musée d’art de l’Université de Toronto. Dédiée à sa grand-mère paternelle, l’exposition mettait en lumière les mauvais traitements infligés par le Canada aux peuples autochtones. La photo de référence est Ammaakulutché par Chris Douglas.
À propos de l’inspiration de l’élève
« Dans The Scream (Le cri), 2017, de Kent Monkman, les horreurs des pensionnats autochtones sont mises en évidence lorsque des enfants sont agressivement arraché·es à leur famille. En tant qu’artiste métisse, cela me pousse à réfléchir au génocide culturel des peuples autochtones par le biais de mon art. Les pensionnats étaient des écoles parrainées par le gouvernement et dirigées par des églises afin d’assimiler les enfants autochtones en les dépouillant de leur culture, de leur langue et de leur identité. Dans mon tableau de gauche intitulé Ammaakulutché (qui signifie « réconciliation » en langue crow), j’ai peint Lakisha Flores (une mannequin crow) portant la tenue de cérémonie qu’on lui a composée et offerte. Cette tenue peut être considérée comme un symbole de la résilience de la culture et de l’histoire autochtones face aux horreurs du colonialisme et comme un symbole de la reconquête de la tradition. Ces horreurs sont représentées à droite par ma peinture Ihkulusshíia (qui signifie « effacement » en langue Crow) d’une jeune fille dans un pensionnat. »
–Amelia Picard (11e année, École secondaire publique De La Salle, Ottawa, Ontario)

L'inspiration
Kent Monkman, The Scream (Le cri), 2017
Acrylique sur toile, 213,4 x 335,3 cm
Collection du Denver Art Museum

L’œuvre d’art de l’élève
Amelia Picard, Ammaakulutché and Ihkulusshíia (Ammaakulutché et Ihkulusshíia) [diptyque]
Acrylique sur toile, 152,4 x 101,6 cm

L'inspiration
Edward Burtynsky, Row Irrigation, Imperial Valley, Southern California, USA (Irrigation en rangée, vallée impériale, Californie du Sud, États-Unis), 2009
Photographie
Avec l’aimable autorisation de la Nicholas Metivier Gallery, Toronto
© Edward Burtynsky
À propos d'Edward Burtynsky
Le photographe contemporain primé Edward Burtynsky (né en 1955) est vénéré dans le monde entier pour ses images fascinantes qui révèlent l’impact considérable de l’activité humaine sur la terre.

L’œuvre d’art de l’élève
Edward Su, Discovery (Découverte)
Acrylique sur toile, 45,7 x 60,9 cm
À propos de l’inspiration de l’élève
« On oublie souvent la rapidité avec laquelle la technologie se développe. Des vastes édifices à l’intelligence artificielle, la technologie évolue au détriment de la nature. Ma peinture s’intéresse à la manière dont les artistes, ou les gens en général, peuvent changer la façon dont nous voyons le monde. Les images peuvent facilement nous tromper en nous faisant croire que le monde se porte bien. Dans mon œuvre, j’illustre la transformation du monde naturel en ville – quelque chose de plus métallique et artificiel – en juxtaposant une image de paysage montagneux à celle de la tour du CN. J’ai été inspiré par les photographies d’Edward Burtynsky qui montrent les relations entre la nature et les constructions humaines. J’ai voulu exprimer cette relation dans ma peinture et commenter la façon dont on peut être complètement inconscient des souffrances causées par nos actions. »
–Edward Su (10e année, Unionville High School, Markham, Ontario)
À propos d'Ozias Leduc
Largement autodidacte, Ozias Leduc (1864-1955) est l’un des plus importants peintres québécois. Son tableau L’enfant au pain est célèbre pour sa composition magistrale, conçue sur une période de sept ans.
À propos de l’inspiration de l’élève
« Le tableau L’enfant au pain d’Ozias Leduc m’a inspiré pour réaliser Boy With Junk (Garçon avec de la malbouffe), car je voulais représenter l’état d’esprit des adolescent·es d’aujourd’hui à travers un garçon qui est privilégié, mais qui ne se préoccupe pas vraiment de sa situation dans la vie. Du tableau de Leduc se dégage une impression de calme et de rêverie grâce au garçon penché sur son pain, jouant de l’harmonica, les yeux rivés sur ses restes. Pour contraster avec le calme affiché par le garçon (qui n’est ni riche ni privilégié), j’ai donné à mon sujet un regard agressif et féroce alors qu’il s’empiffre de cochonneries, sans se soucier de rien, assis sur l’harmonica. Il fixe la malbouffe avec intensité, ce qui est complètement opposé au sentiment général généré par le garçon dans la peinture d’Ozias Leduc. »
–Haeum Park (10e année, Ernest Manning High School, Calgary, Alberta)

L'inspiration
Ozias Leduc, L’enfant au pain, 1892-1899
Huile sur toile, 50,7 x 55,7 cm
Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
Achat 1969

L’œuvre d’art de l’élève
Haeum Park, Boy With Junk (Garçon avec de la malbouffe)
Pastel à l’huile et gouache, 45,7 x 60,9 cm
À propos de Lionel LeMoine FitzGerald
L’artiste manitobain Lionel LeMoine FitzGerald (1890-1956) a été caractérisé par les critiques d’art comme « l’homme qui regarde par la fenêtre », en ce qu’il a produit de nombreuses vues intérieures et extérieures qui témoignent de ses méthodes d’observation habiles et transmettent un sens profond de la familiarité ainsi que du lieu.
À propos de l’inspiration de l’élève
« Spring Break (Semaine de relâche) s’inspire de From an Upstairs Window, Winter (D’une fenêtre d’en haut, l’hiver) de L. L. FitzGerald, qui montre comment les ambitions académiques affectent la fréquence à laquelle nous passons du temps à l’extérieur, à bouger et à nous amuser, comme nous le faisions lorsque nous étions de jeunes enfants. J’ai interprété l’œuvre originale comme une déclaration sur le fait de se surmener dans ses études. Oubliant momentanément le présent, nous nous retrouvons à nous inspirer d’une vue commune et à la transformer en un sentiment de sérénité et de nostalgie. L’atmosphère chaleureuse est évoquée dans un paysage hivernal et les éléments relatifs à l’étude sont laissés à la périphérie de l’œuvre. En outre, les directions uniques des arbres évoquent l’imperfection et l’espièglerie. Je voulais montrer que nous passons moins de temps à l’extérieur à cause de la technologie et des études, ce qui a un impact négatif sur notre bien-être mental. Même les plus courts moments passés à savourer les paysages de la nature peuvent purifier l’esprit et l’âme. »
–Frankie Wu (11e année, Richmond Secondary School, Richmond, Colombie-Britannique)

L'inspiration
Lionel LeMoine FitzGerald, From an Upstairs Window, Winter (D’une fenêtre d’en haut, l’hiver), v.1950-1951
Huile sur toile, 61 x 45,7 cm
Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa (5800)
Achat 1951

L’œuvre d’art de l’élève
Frankie Wu, Spring Break (Semaine de relâche)
Acrylique sur toile, 30,4 x 30,4 cm

L'inspiration
Prudence Heward, Girl on a Hill (Femme sur une colline), 1928
Huile sur toile, 101,8 x 94,6 cm
Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
Achat 1929
À propos de Prudence Heward
Prudence Heward (1896-1947) est une figure centrale du monde artistique montréalais de l’entre-deux-guerres. Célèbre pour son utilisation expressionniste de la couleur et ses formes sculpturales uniques, elle a composé des portraits de femmes modernes et audacieuses qui restent inégalés.

L’œuvre d’art de l’élève
Janie Wilson, Pieces of Me (Morceaux de moi) [triptyque]
Acrylique sur toile, 45,7 x 60,9 cm
À propos de l’inspiration de l’élève
« Prudence Heward est une peintre canadienne des années 1920. Son travail consistait à peindre des femmes d’une manière qui les rendait puissantes, par le contact visuel qu’elles établissaient avec les spectateurs et spectatrices. Son travail a été une grande source d’inspiration pour moi. J’ai voulu m’inspirer de ce qu’elle avait créé précédemment en y ajoutant mes propres expériences en tant que jeune femme handicapée. Je veux exprimer que j’ai été considérée comme un objet avec ces portraits en triptyque de mon corps, qui illustrent certaines parties de mon handicap. Je veux transmettre l’émotion que j’éprouve lorsque je parle à quelqu’un et que je peux sentir qu’il ne voit pas une personne, juste une maladie; quelque chose dont on peut rire. En créant cette œuvre d’art, je me suis réapproprié les émotions que les autres m’ont imposées et j’ai pu mettre au monde quelque chose de positif. Je ne suis pas mon handicap; il se trouve que je suis handicapée. »
–Janie Wilson (12e année, Saugeen District Senior School, Port Elgin, Ontario)
À propos de David Altmejd
Les sculptures complexes de l’artiste montréalais, établi à Los Angeles, David Altmejd (né en 1974), se concentrent sur la forme humaine, brouillant souvent les frontières entre la figuration et l’abstraction.
À propos de l’inspiration de l’élève
« Le travail du sculpteur canadien David Altmejd a stimulé mon intérêt pour la création de représentations désintégrées de la figure humaine. Dans Thoth, deux demi-têtes sont combinées : l’une est à l’envers et représente une tête humaine réaliste, tandis que l’autre est à l’endroit et comporte des pierres précieuses pointues représentant un visage déformé sous une forme abstraite. Inspiré par l’abstraction, mon dessin au crayon Conté représente un personnage – un homme âgé coiffé d’un chapeau usé par le temps – qui symbolise la résilience des personnes touchées par les tragédies nucléaires, dont les vies sont définitivement changées par des forces incontrôlables. Pourtant, sous la façade de stoïcisme se cache un sentiment palpable de vulnérabilité et de désespoir, car les dures réalités des dommages causés par les radiations se manifestent dans les traits déformés du visage. L’œuvre reflète l’impact dévastateur de la contamination nucléaire historique du Canada sur le corps humain et sert de portrait, obligeant le public à faire face aux profondes responsabilités morales liées à notre poursuite du progrès technologique. »
–Meilin Yuan (11e année, St. John’s School, Vancouver, Colombie-Britannique)

L'inspiration
David Altmejd, Thoth, 2019
Techniques mixtes, 74,9 x 41,9 x 41,9 cm
© l’artiste. Photo © Lance Brewer. Avec l’aimable autorisation de White Cube

L’œuvre d’art de l’élève
Meilin Yuan, Fractured Soul (Âme fracturée)
Conté, 150 x 106 cm
À propos de Prudence Heward
Dans ses portraits de jeunes femmes solitaires ou en groupe, Prudence Heward (1896-1947) dépeint souvent son sujet avec une honnêteté inébranlable. Anna est la première œuvre d’Heward achetée par le Musée des beaux-arts du Canada.
À propos de l’inspiration de l’élève
« Prudence Heward a souvent représenté ses sujets féminins comme étant neutres et « peu attrayants », projetant les luttes des femmes. Dans ses peintures, l’arrière-plan et la figure sont toujours dissonants : l’arrière-plan est simplifié, mais la figure est détaillée et sculpturale, ce qui crée une impression de désordre. Le portrait Anna a attiré mon attention en raison de l’expression misérable du visage du sujet. La figure sans embellissement me donne l’impression qu’il s’agit d’une personne existant naturellement, et non d’une déesse. Le décalage entre Anna et son environnement me fait penser qu’elle n’est pas satisfaite du statu quo. En guise de répartie, j’ai joué sur ce sentiment de dissonance avec mon autoportrait, en le plaçant contre un paysage urbain désorientant pour exprimer l’expérience déroutante du décalage entre mes pensées et les normes culturelles canadiennes. La peinture traduit le sentiment d’accablement que j’ai ressenti après avoir immigré au Canada. »
–Lok Yiu Janice Lee (12e année, Fort Richmond Collegiate, Winnipeg, Manitoba)

L'inspiration
Prudence Heward, Anna, v.1927
Huile sur toile, 91,6 x 66,4 cm
Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
Achat 1928

L’œuvre d’art de l’élève
Lok Yiu Janice Lee, Out of Whack (Hors jeu)
Acrylique sur toile, 40,6 x 50,8 cm

L'inspiration
General Idea, The 1971 Miss General Idea Pageant (Le concours de beauté Miss General Idea 1971), 1971
Divers moyens d’expression (mail art, performance, photographie et documents éphémères), dimensions variables
Collections diverses
À propos de General Idea
Le collectif artistique General Idea (composé de AA Bronson, Felix Partz et Jorge Zontal) s’est fait connaître dans les années 1970 grâce à ses performances, ses photographies et ses installations révolutionnaires qui critiquaient tout, de la culture de consommation aux médias de masse, en passant par les inégalités sociales et la crise du VIH/sida.

L’œuvre d’art de l’élève
Theo Newbury, Abstraction
Illustration numérique, 56,4 x 63,5 cm
À propos de l’inspiration de l’élève
« Au milieu d’une nouvelle vague de haine contre les personnes homosexuelles, la communauté LGBTQ+ du Canada est plus forte que jamais. L’art est un moyen d’expression qui transcende n’importe quelles frontières. Pionnier de l’expression homosexuelle et de la sensibilisation au sida, le collectif General Idea a changé la scène artistique au pays. Leurs œuvres sont un témoignage inspirant de notre courageuse histoire – une assurance que nous ne perdrons jamais notre créativité inconvenante et audacieuse. Marcel Dot reste une icône en tant que Miss General Idea 1971, ce qui est la pièce maîtresse – parmi d’autres symboles – de mon hommage à un avenir plus acceptable et à un passé douloureux. Nos voix seront entendues et nous donnerons de la fierté aux pionnières et pionniers qui ont pavé notre chemin! »
–Theo Newbury (10e année, École Mount Pearl Senior High, Mount Pearl, Terre-Neuve-et-Labrador)
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