Image composite de deux tableaux. À gauche : un paysage hivernal nocturne avec des aurores boréales scintillantes dans le ciel. À droite : une scène abstraite représentant plusieurs sphères lumineuses dans le ciel.
    GAUCHE : Eva Kudluk, Northern Lights (Aurores boréales), 2022Acrylique sur papier toilé, 22,86 x 30,48 cmDROITE : Jock Macdonald, Departing Day (Le jour du départ), 1939Huile sur toile, 71,5 x 56,1 cmArt Gallery of Hamilton
    Le défi étudiant s’inspirer de l’art canadien 2022

    Célébrer la relève artistique d’ici

    Quelles sont les traditions de votre communauté? Quels sont les objets que vous trouvez beaux à la maison? Qu’est-ce qui vous inspire dans le ciel nocturne? Comment sommes-nous connectés au monde dans lequel nous vivons? Ce printemps, nous avons posé ces questions aux élèves de la 7ᵉ à la 12ᵉ année au pays en les invitant à créer des projets originaux en dialogue avec des œuvres majeures d’artistes du Canada. Leurs réponses ont été formidables : des traditions culinaires inspirées par le quotidien magnifié chez Mary Pratt (1935-2018), aux aurores boréales de Kuujjuaq, au Québec, lumineuses à la manière des ciels nocturnes majestueux de Jock Macdonald (1897-1960), les propositions du défi de cette année sont riches et généreuses, ce qui témoigne de la pertinence et de la portée de l’histoire de l’art canadien dans le monde d’aujourd’hui – et de l’importance de continuer à la cultiver pour les générations à venir.

    L’exposition

    À propos de Prudence Heward :

    Principalement célébrée pour ses audacieux portraits empreints de complexité psychologique, Prudence Heward (1896-1947) était une figure centrale de la scène artistique montréalaise, incomparable dans ses représentations rebelles et provocantes de la femme moderne de l’entre-deux-guerres.


    À propos de ce qui l’inspire :

    The Bather (Femme au bord de la mer) de Prudence Heward est la peinture la plus controversée qu’elle ait jamais créée. Elle met en vedette une femme perçue comme “peu féminine” ou “manquant de raffinement” en raison de son apparence et de sa posture. Prudence a reçu énormément de commentaires négatifs et des critiques incendiaires pour cette œuvre, mais je l’ai toujours admirée. Prudence a toujours été critiquée pour ses personnages féminins à cause de leur “manque de beauté”. Même si je suis d’avis, comme plusieurs, que la beauté est subjective, j’ai voulu montrer ce que je ressens par rapport à ses peintures, car je ne voulais pas perpétuer la croyance, depuis longtemps ancrée, que les standards de beautés occidentaux, pour les femmes, sont les plus féminins et les plus désirables. En grandissant en tant que personne de couleur, j’avais l’impression que la “beauté idéale” m’était inaccessible à cause des normes de beauté eurocentriques qui prévalaient dans mon enfance. Sur les médias sociaux et dans le monde du divertissement, des traits comme un nez retroussé, un visage fin ou une peau pâle étaient considérés comme les attributs les plus féminins. J’ai voulu montrer que les deux modèles, côte à côte, sont toutes deux belles et que, malgré le fait que l’une correspond plus aux standards de beauté occidentaux que l’autre, toutes deux possèdent des traits uniques et séduisants qui attirent le regard, ce qui les rend “belles” à part entière


    —Saanvi Rai (9e année, Craig Kielburger Secondary School, Milton, Ontario)
     

    Tableau de Prudence Heward représentant une femme assise les jambes croisées, vêtue d'un maillot de bain ample à l'ancienne.

    L’inspiration

    Prudence Heward, The Bather (Femme au bord de la mer), 1930

    Huile sur toile, 162,1 x 106,3 cm

    Art Gallery of Windsor

    Peinture de Saanvi Rai représentant deux jeunes femmes se faisant face de profil. À gauche se trouve une femme de couleur aux longs cheveux foncés, et à droite, une femme à la peau claire aux longs cheveux blonds. Elles sont représentées en noir et blanc, sur un fond rose uni.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Saanvi Rai, Skin Deep (Superficiel), 2022

    Acrylique sur toile, 35,56 x 45,72 cm

    À propos de Mary Pratt :

    En carrière, la peintre établie à Terre-Neuve, Mary Pratt (1935-2018), a créé de nombreuses images de nourriture au rendu des plus soignés, en inscrivant le genre historique de la nature morte dans l’époque contemporaine par le photo-réalisme qui continue de faire sa renommée aujourd’hui.


    À propos de ce qui l’inspire :

    J’ai toujours été fasciné par le photo-réalisme; par le fait qu’un artiste puisse recréer un objet ou une scène avec une précision telle que celle de la réalité. Quand j’ai découvert les œuvres de Mary Pratt, j’ai aussitôt été capté par son habileté à conserver les textures intéressantes des objets du quotidien. Inspiré par son œuvre Split Grilse (Filets de saumon de l’Atlantique), j’ai essayé de conserver la précision des détails ainsi que le niveau de luminosité des couleurs, afin de créer l’illusion du photo-réalisme dans mon œuvre Poivrons grillés. J’ajoute aussi du contraste afin d’imiter l’air théâtral et photographique de ma photo de référence, tout comme le faisait Mary Pratt. En tant que végétalien depuis plusieurs années, je cuisine avec des aliments diversifiés, qui possèdent souvent des textures intéressantes. Ce projet m’a appris à quel point les choses qui semblent simples sont en fait complexes quand on prend le temps de les étudier.


    —Olivier Thibault (8e année, École secondaire publique De La Salle, Ottawa, Ontario)
     

    Peinture réaliste de Mary Pratt représentant deux filets de poisson roses sur du papier translucide, posés sur une table bleue.

    L’inspiration

    Mary Pratt, Split Grilse (Filets de saumon de l’Atlantique), 1979

    Huile sur Masonite, 56,1 x 64 cm

    Collection McMichael d’art canadien

    Illustration d'Olivier Thibault représentant des tranches de poivrons grillés suspendues à un bâtonnet en bois.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Olivier Thibault, Poivrons grillés, 2022

    Crayons de couleurs sur papier, 26 x 18 cm

    Peinture de Jock Macdonald représentant plusieurs sphères lumineuses flottant dans l'espace.

    L’inspiration

    Jock Macdonald, Departing Day (Le jour du départ), 1939

    Huile sur toile, 71,5 x 56,1 cm

    Art Gallery of Hamilton

    À propos de Jock Macdonald :

    L’artiste canadien d’origine écossaise Jock Macdonald (1897-1960) était membre du célèbre regroupement connu sous le nom de Groupe des Onze. Ce groupe tirait son inspiration de plusieurs sources, dont la philosophie, les mathématiques et les formes naturelles, comme en témoignent ces représentations de corps célestes.

    Peinture d'Eva Kudluk représentant un ruban vert et violet d'aurores boréales dans le ciel, au-dessus d'un paysage hivernal gris.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Eva Kudluk, Northern Lights (Aurores boréales), 2022

    Acrylique sur papier toilé, 22,86 x 30,48 cm

    À propos de ce qui l’inspire :

    Le ciel nocturne m’invite à voir les détails et à regarder ce qui m’entoure. Mes pensées prennent la forme d’aurores boréales dans la nature et leur façon de danser m’inspire.


    —Eva Kudluk (8e année, Jaanimmarik Shcool, Kuujjuaq, Québec)

    À propos de Tom Thomson :

    Le passionné des vastes espaces, Tom Thomson (1977-1917), est l’un des artistes les plus célèbres dans l’histoire de l’art canadien. Ses paysages modernes du nord de l’Ontario, en particulier, sont devenus des modèles essentiels pour plusieurs générations d’artistes au pays portées sur le genre du paysage.


    À propos de ce qui l’inspire :

    Ma peinture Community (Communauté) est mon idée d’une réflexion sur les peintures du Groupe des Sept, qui a fait vivre une expérience révélatrice au public canadien il y a un siècle. Le Groupe des Sept était un regroupement d’artistes au style unique qui peignaient dans les années 1920 et 1930. Leurs toiles ont favorisé la scission avec les traditions européennes et ont initié le premier mouvement artistique canadien majeur. Les membres du groupe se sont concentrés sur la beauté de la nature dans un pays enlisé dans les technologies du monde moderne.


    —Crystal Li (8e année, Archbishop Carney Regional Secondary School, Port Coquitlam, Colombie-Britannique)

    Peinture de Tom Thomson représentant un paysage forestier traversé par une rivière.

    L’inspiration

    Tom Thomson, Northern River (Rivière du Nord), 1914-1915

    Huile sur toile, 115,1 x 102 cm

    Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

    Peinture de Crystal Li représentant plusieurs silhouettes debout dans une galerie d'art, en train de contempler les œuvres du Groupe des Sept exposées.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Crystal Li, Community (Communauté), 2022

    Gouache, 49,53 x 40,64 cm

    À propos de Jock Macdonald :

    Au milieu du vingtième siècle, Jock Macdonald (1897-1960) est devenu l’un des artistes les plus radicaux au pays, par son expérimentation audacieuse du langage visuel abstrait, qui conjugue ses fascinations pour la science, la nature et le système solaire.


    À propos de ce qui l’inspire :

    Les œuvres de Jock Macdonald m’ont interpelé au premier regard, mais ce qui m’a véritablement inspiré, c’est son histoire : sa quête de beauté à travers l’art abstrait et sa philosophie consistant à tirer la beauté de la nature. Il est l’une des figures majeures qui ont défini l’art contemporain au Canada. En m’inspirant de Macdonald, j’ai essayé de recréer le lien entre la beauté, la nature et le présent. Mon œuvre s’appuie sur les techniques et le style de Macdonald pour dépeindre les menaces contemporaines qui pèsent sur la beauté et la sérénité du monde naturel. J’ai imaginé comment Macdonald aurait mis le monde en garde contre les conséquences qui pourraient surgir du conflit mondial actuel, tout en le rassurant sur le fait que la beauté peut encore être trouvée dans la nature, malgré le chaos qu’engendre le conflit. Jock Macdonald est l’exemple de ce qu’un artiste devrait être. Ses œuvres inspirent non seulement les autres à peindre différemment, mais aussi à penser différemment.


    —Simon Huang (12e année, Archbishop Carney Regional Secondary School, Port Coquitlam, Colombie-Britannique)
     

    Peinture abstraite de Jock Macdonald représentant un soleil rayonnant entouré de lignes tourbillonnantes, avec deux formes sombres au premier plan.

    L’inspiration

    Jock Macdonald, Day Break [May Morning] (Aurore [Matin de mai]), v.1937

    Huile sur toile, 56 x 46 cm

    Collection privée

    Peinture abstraite de Simon Huang représentant un soleil rougeoyant, entouré d'un cercle noir et de formes irrégulières qui semblent flotter sur son orbite.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Simon Huang, War (Guerre), 2022

    Acrylique sur toile, 40,64 x 50,8 cm

    Photographie prise par Geneviève Cadieux représentant une femme aux cheveux châtains posant devant un fond uni blanc cassé. Elle porte un haut dos nu rouge et un jean taille basse.

    L’inspiration

    Geneviève Cadieux, Barcelone, 2022 (détail)

    Épreuve au jet d’encre sur vinyle

    Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

    © Geneviève Cadieux

    Photo : avec l’aimable autorisation de l’artiste

    À propos de Geneviève Cadieux :

    Geneviève Cadieux (née en 1955) est une photographe contemporaine montréalaise, reconnue pour ses œuvres à grande échelle, souvent cinématographiques. Barcelone est constituée d’une série de neuf photographies gigantesques qui explorent des thèmes liés à la distance et aux connexions. Elles ont été exposées sur la façade sud du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, en 2021.

    Illustration de Chloé Desmarais représentant une jeune fille, dessinée en noir et blanc, flottant dans un espace vide avec un ruban d'aquarelle bleue derrière elle.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Chloé Desmarais, Solidarité, 2022

    Crayon graphite et aquarelle, 45,72 x 30,48 cm

    À propos de ce qui l’inspire :

    Mon œuvre, Solidarité, a été grandement inspirée par une artiste canadienne bien connue du nom de Geneviève Cadieux. Geneviève Cadieux, photographe et artiste de Montréal, aborde souvent des thèmes vulnérables et crée des représentations intéressantes et captivantes. Je me souviens d’avoir été fascinée par son exposition à l’extérieur du Musée des beaux-arts du Canada, le long de la façade sud. Pour me rendre à l’école, je passe devant cette exposition quotidiennement et j’ai toujours voulu apprendre plus au sujet de ces œuvres. Cette exposition nommée « Barcelone » aborde principalement le thème de la solitude et représente le sentiment d’isolement. Au cours de cette dernière année, nous avons vécu une vie loin de la normale, qui a été accompagnée par plusieurs émotions comme la tristesse, l’isolation, le stress et autres. Dans mon œuvre, je voulais partager un endroit qui me fait échapper de la réalité et m’amène à une place de sérénité.


    —Chloé Desmarais (11e année, École secondaire publique De La Salle, Ottawa, Ontario)

    À propos d’Emily Carr :

    La tant appréciée peintre canadienne Emily Carr (1871-1945) a transmis un amour et un respect profonds pour le monde naturel à travers ses paysages modernistes uniques, qui célèbrent la majesté de la nature et intègrent souvent une variété d’influences culturelles.


    À propos de ce qui l’inspire :

    L’inspiration m’est venue de la peinture Grey (Gris) d’Emily Carr, qui était exposée juste à côté de paysages à l’encre de l’artiste de Hong Kong Lui Shou Kwan, en 2017, au Musée des beaux-arts de Vancouver, dans le cadre de l’exposition intitulée 空/EMPTINESS (VACUITÉ). Cela m’a rappelé Lee Nam, un peintre canadien d’origine chinoise de Victoria, qui était aussi un ami de Carr qu’il inspirait et, pourtant, il n’est connu que par les journaux intimes de cette dernière, car aucunes de ses œuvres n’ont été retrouvées. L’effacement des artistes racisé·es au Canada a inspiré mon œuvre; de même que la façon dont Carr, par son travail, a su élever ces artistes sous-représenté·es m’a fait me demander : qui a le droit d’être Canadien·ne? Ma peinture montre un des pavillons du jardin chinois classique du Dr Sun Yat-Sen à Vancouver, entouré d’un paysage naturel à la manière de Carr. Ma mère adore ce jardin et, tout comme ce pavillon, elle ne vient pas de ce pays, mais elle est tout de même Canadienne. Ceci est un témoignage sur l’importance de la représentation de toute la population dans l’art canadien.


    —Natalie Lait (12e année, Earl Marriott Secondary School, Surrey, Colombie-Britannique)
     

    Peinture d'Emily Carr représentant un arbre enveloppé d'un tissu gris qui se fond dans un paysage montagneux aux contours déchiquetés.

    L’inspiration

    Emily Carr, Grey (Gris), 1929-1930

    Huile sur toile, 111,8 x 69,9 cm

    Collection privée

    Peinture de Natalie Lait représentant un jardin chinois classique. Un pavillon se dresse devant des arbres verdoyants, et tous deux se reflètent dans l'étang en contrebas.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Natalie Lait, Garden for Mom (Jardin pour maman), 2022

    Acrylique sur papier vélin, 45,72 x 60,96 cm

    À propos de Mary Pratt :

    La lumière est l’une des caractéristiques les plus importantes et déterminantes des peintures magistrales de Mary Pratt (1935-2028). Elle a travaillé méticuleusement à l’observer et à représenter sa façon d’émaner des objets, de rebondir sur ceux-ci et de se déplacer, en l’étudiant à la fois dans le monde réel, mais aussi en photographies.


    À propos de ce qui l’inspire :

    Mary Pratt s’est distinguée par ses représentations captivantes de sujets des plus banals, ainsi que par son réalisme et son rendu de la lumière, qui confèrent beaucoup de sophistication et de beauté à ses œuvres. Les tableaux de Pratt m’ont plu immédiatement par leur créativité et leurs impitoyables contrastes. Tout comme Pratt, j’ai tenté de créer une nature morte qui surpasse la réputation typique du genre – qui serait impersonnel et froid – en choisissant une série d’objets significatifs sur le plan personnel, qui parlent de ma vie et de mes racines canadiennes et tamoules. Le sujet principal est une figurine de la divinité indoue Pillaiyar, dont on dit qu’elle abat les obstacles, ce que nous indiquent ses nombreuses mains qui tiennent des outils de protection contre les esprits maléfiques. J’ai appris à la considérer comme un symbole de résilience pour les personnes qui recherchent la protection; ce qui a été compris ainsi dans le village ancestral de ma famille, au Sri Lanka, depuis plusieurs générations, en raison de son histoire mouvementée.


    —Anjanan Sivaganeshan (11e année, University of Toronto Schools, Toronto, Ontario)
     

    Peinture de Mary Pratt représentant un feu d'un orange vif consumant un gros objet dans une cour enneigée, la nuit.

    L’inspiration

    Mary Pratt, Christmas Fire (Feu de Noël), 1981

    Huile sur Masonite, 76,2 x 59,7 cm

    Musée d’art contemporain de Montréal

    Illustration d'Anjanan Sivaganeshan représentant une figurine du dieu hindou à quatre bras Pillaiyar. Deux petits objets en laiton, photographiés sur le papier, projettent des ombres sombres.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Anjanan Sivaganeshan, Presence (Présence), 2022

    Crayon graphite et art numérique, 21,59 x 27,94 cm

    Peinture réaliste de Mary Pratt représentant une table après le dîner, dont la plupart des assiettes ont été débarrassées. Au centre se trouve une assiette avec un hot-dog et plusieurs bouteilles de condiments, notamment du ketchup, de la moutarde et de la relish.

    L’inspiration

    Mary Pratt, Supper Table (Table du souper), 1969

    Huile sur toile, 61 x 91,4 cm

    Collection de la famille de Mary Pratt

    À propos de Mary Pratt :

    La table à manger familiale est un motif récurrent dans l’œuvre de Mary Pratt (1935-2018), qui présente des images hyperréalistes d’une variété d’environnements et d’objets domestiques, dont des salons lumineux, des comptoirs de cuisine et des tables de salle à manger, comme celle-ci.

    Peinture de Maggie Zhu représentant une table de dîner vue d'en haut. On y voit plusieurs types d'aliments, notamment un hamburger, des frites, des bao, de la bruschetta et du curry. Des mains, dont certaines tiennent des baguettes, se servent, tandis qu'une autre tient un téléphone et prend une photo.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Maggie Zhu, Family Dinner (Souper de famille), 2022

    Techniques mixtes sur papier aquarelle, 35,56 x 50,8 cm

    À propos de ce qui l’inspire :

    Au cours du processus de création de mon œuvre, Mary Pratt a été une grande influence. Pratt est connue pour ses peintures réalistes et sa capacité à capturer tellement d’émotions et de détails dans des objets du quotidien. Family Dinner (Souper de famille) est inspiré d’un souper typique de ma famille. Tout au long de mon enfance, les soupers de famille ont été des souvenirs centraux dans ma vie et ils sont à l’origine de tant d’interactions familiales. Selon mon interprétation, j’ai voulu que le public se sente comme s’il était en train de souper avec ma famille, avec les cliquetis ininterrompus des baguettes, la forte musique des nouvelles quotidiennes et les voix qui se chevauchent. En tant que Canadienne d’origine asiatique, mon père s’est toujours assuré de me faire découvrir le plus grand nombre de cultures possibles, faisant souvent s’entrechoquer l’Orient et l’Occident. Cette œuvre montre l’unité dans la diversité et souligne l’un des aspects importants de mon expérience de jeunesse.


    —Maggie Zhu (10e année, J.N. Burnett Secondary, Richmond, Colombie-Britannique)

    About Henrietta Mabel May

    Henrietta Mabel May (1877-1971) is best-known for her unique spin on the Impressionist style that she was exposed to during her travels to Paris at the peak of its influence – one she experimented with after becoming a founding member of the famed Beaver Hall group in Montreal in 1933.


    About Her Inspiration

    I have taken inspiration from Henrietta Mabel May’s artwork. It reminds me of memories as she is an Impressionist and most of her artwork represented the things around her. I have painted a historical building from my home country, Ukraine, the “Dom Kluykvi.” The warmth of the sun in my memories from Ukraine will stay with me despite current events. The best will stay with me, but we won’t forget the worst.


    —Barbara Gonharova (Grade 11, Art Studio Arthouse, Innisfil, Ontario)


    Impressionist painting by Henrietta Mabel May of houses and sheds on hilly farmland.

    The Inspiration

    Henrietta Mabel May, Knowlton, n.d.

    Oil on panel, 21.6 x 26.7 cm

    Private Collection. Image courtesy of Cowley Abott.


    Peinture de Barbara Gonharova représentant un bâtiment en pierre de deux étages par une journée ensoleillée, avec des arbres en arrière-plan.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Barbara Gonharova, Sun on my skin, 2022

    Acrylic paint, 40.64 x 30.48 cm

    À propos de Mary Pratt :

    Probablement qu’aucun autre motif n’est plus reconnaissable dans l’œuvre de Mary Pratt (1935-2018) que ses pots de gelées, qu’elle représente avec sa touche personnelle unique qui combine précision, contrôle de la lumière et délicate attention à la beauté du quotidien.


    À propos de ce qui l’inspire :

    Cette œuvre est inspirée de Mary Pratt et de son réalisme dont témoignent ses représentations des objets simples qui faisaient partie de sa vie quotidienne. Les techniques d’élaboration de ses œuvres étaient finement détaillées pour mieux capturer la lumière et les textures. Elle prenait souvent des photographies qu’elle illustrait en travaillant avec des matériaux comme de la peinture à l’huile. Subjuguée par la simplicité et la précision de son travail, j’ai illustré un objet de ma vie de tous les jours qui a une signification culturelle. Cette image représente une épice commune dans la cuisine d’Asie-du-Sud : la cardamome. J’ai voulu démontrer, un peu comme Pratt, qu’un objet ordinaire dans la vie de quelqu’un est représentatif de son identité unique et d’une connexion profonde. Au cours du processus, j’ai pu me pencher sur les subtilités physiques dans la création de lumière et d’ombre en faisant correspondre la myriade de couleurs contenue dans un seul objet.


    —Nabeeha Irfan (10e année, Old Scona Academic, Edmonton, Alberta)
     

    Peinture réaliste de Mary Pratt représentant la lumière qui éclaire plusieurs pots de confiture posés sur une table.

    L’inspiration

    Mary Pratt, Jelly Shelf (Pots de gelées), 1999

    Huile sur toile, 55,9 x 71,1 cm

    Collection privée

    Illustration numérique de style réaliste réalisée par Nabeeha Irfan, représentant un pot de gousses de cardamome verte posé sur une table en bois.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Nabeeha Irfan, Elaichi (Cardamome), 2022

    Art numérique

    Portrait réalisé par Prudence Heward représentant une femme aux cheveux roux courts, vêtue d'un chemisier orange à manches courtes et d'un collier de perles.

    L’inspiration

    Prudence Heward, Ann, 1942

    Huile sur toile, 51,1 x 43,3 cm

    Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

    À propos de Prudence Heward :

    Prudence Heward (1896-1947) a souvent réalisé des portraits de femmes indépendantes qui démontrent une confiance et une assurance que la plupart des artistes ne dépeignaient pas, au milieu du vingtième siècle, alors que les rôles de genre étaient en train de changer radicalement pour les femmes canadiennes qui étaient beaucoup plus présentes dans l’espace public et qui commençaient à protester contre les inégalités.

    Portrait en noir et blanc réalisé par Hayeon Lee représentant Yeon-Mi Park, une jeune Coréenne.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Hayeon Lee, Persévérance, 2022

    Crayon graphite sur papier, 22,86 x 30,48 cm

    À propos de ce qui l’inspire :

    Depuis que la Covid-19 a commencé à se propager en 2019, j’ai vu plusieurs attaques à l’endroit de personnes d’origine asiatique. Ça me fait mal de voir d’autres personnes subir cela, mais savoir que ma famille et mes ami·es pourraient aussi être victimes me terrifie. J’ai choisi de dessiner le portait de Yeon-Mi Park, une jeune activiste d’origine nord-coréenne. Elle a connu de multiples épreuves au cours de sa vie, mais a su rester persévérante. J’ai été inspirée par l’artiste canadienne Prudence Heward qui se spécialise dans les portraits de femmes. Ses œuvres m’ont motivée à sortir de ma zone de confort et à travailler l’anatomie humaine. Finalement, j’espère qu’un jour l’humanité apprendra à se respecter sans aucune discrimination.


    —Hayeon Lee (10e année, L’Odyssée, Moncton, Nouveau-Brunswick)

    À propos de Peter Gough :

    Peter Gough (1947-2020) est un artiste contemporain de la Nouvelle-Écosse dont la pratique artistique était axée sur les merveilles naturelles du paysage rural, qu’il a su rendre avec soin grâce à des techniques proches du réalisme et son grand sentiment d’appartenance aux milieux physiques auxquels il a donné vie dans ses œuvres.


    À propos de ce qui l’inspire :

    Peter Gough, né en 1947, est un artiste de la Nouvelle-Écosse. Sa peinture à l’acrylique sur toile de 2010, intitulée Against the Sea (Contre la mer), est mon inspiration principale, bien que j’admire d’autres œuvres qu’il a créées. J’habite en Nouvelle-Écosse et la mer est en arrière-plan de plusieurs choses que je vois quotidiennement. La mer est un objet vivant; elle encadre à la fois la nature et les constructions humaines. Elle change avec le vent, la lumière et l’activité. Le site internet de Gough décrit cette peinture comme étant “imprégnée d’une luminosité qui transcende le réalisme”. Dans ma peinture à l’huile, Drunken Lampposts (Les lampadaires saouls), j’ai essayé de reproduire comment la lumière du ciel se reflète sur l’océan en soulignant les lignes sombres du quai et leurs structures. J’ai voulu illustrer un moment paisible avant que le front de mer d’Halifax, achalandé, explose à cause de l’agitation quotidienne; un moment pour respirer et réfléchir à la beauté du monde qui m’entoure.


    —Anwyn Davies (12e année, King’s-Edgehill School, Windsor, Nouvelle-Écosse)


    Peinture de Peter Gough représentant des vagues se brisant contre des rochers escarpés, avec une terre lointaine visible en arrière-plan.

    L’inspiration

    Peter Gough, Against the Sea [44 degrees / 13 minutes / 51 seconds N; 64/57/52 W] (Contre la mer [44 degrés / 13 minutes / 51 secondes N; 64/57/52 O]), 2010

    Acrylique sur toile, 66,04 x 88,9 cm

    Avec l’aimable autorisation de la Gallery Gevik

    Peinture d'Anwyn Davies représentant un quai au coucher du soleil, avec des lampadaires courbés se découpant sur le ciel.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Anwyn Davies, Drunken Lampposts (Les lampadaires saouls), 2022

    Huile, 60,96 x 91,44 cm

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