Split image: left shows a black-and-white close-up of a face with small tattoos and words like “defy,” “create,” and “reinvent”; right shows a painted portrait of a woman in a red dress sitting against a landscape background.
    GAUCHE: Solanne Bianchi Melchin, Subversion, mine de plomb sur papierDROITE: Prudence Heward, Girl on a Hill (Femme sur une colline), 1928, huile sur toile, 101,8 x 94,6 cm, Musée des beaux-arts du Canada
    Le défi étudiant s'inspirer de l'art canadien 2021

    Célébrer la relève artistique du Canada

    Comment forger la prochaine génération de révolutionnaires? Quelles leçons peut-on tirer des plus grand·es artistes visuel·les du Canada? Comment s’imprégner du passé avec créativité pour imaginer l’avenir? Quel rôle l’art joue-t-il dans l’édification des grands esprits de demain?


    Voilà les questions à l’origine du défi étudiant S’inspirer de l’art canadien.


    Au cours de cette année sans précédent, nous avons lancé ce défi créatif dans le but de réaffirmer notre mission : inspirer les élèves d’un océan à l’autre grâce à nos artistes d’ici et soutenir les enseignant·es qui ont la tâche colossale d’instruire les leaders de demain.


    Nous avons convié les élèves de la maternelle à la douzième année à créer des œuvres inspirées par l’art canadien et l’histoire de l’art. Les compositions soumises ont révélé des talents complètement pancanadiens et interculturels qui témoignent du potentiel de l’art, ainsi que de l’influence qu’il peut avoir, sur les jeunes artistes.

    C’est pour nous un grand honneur de partager avec notre communauté le travail de ceux et celles qui l’ont emporté cette année. Leur vision, ancrée dans l’avenir de l’art canadien, est source d’inspiration pour nous tous.

    L'exposition

    À propos de Prudence Heward

    La peintre du dix-neuvième siècle Prudence Heward (1846-1947), que l’on célèbre principalement pour ses audacieux portraits de femmes empreints d’une complexité psychologique, est une figure centrale de la scène artistique montréalaise. Ses représentations rebelles et provocantes de femmes modernes sont sans égales dans la période de l’entre-deux-guerres.


    À propos de l’inspiration de l’élève

    « Prudence Heward, réputée pour ses portraits inébranlables, a été la première artiste canadienne qui a stimulé ma passion pour les tableaux féminins psychologiquement complexes. Je me souviens avoir été appelée vers ses œuvres au Musée des beaux-arts du Canada dès un jeune âge, fascinée par la détermination dans les regards pénétrants de ses sujets, telle une révolte contre la passivité attendue des femmes au début du vingtième siècle. Depuis, les œuvres de Heward ont été une influence importante dans mon propre travail. Le sujet de mon œuvre est MLMA, une artiste, styliste modéliste et musicienne d’origine coréenne. Elle se sert de son corps comme canevas, que ce soit par l’entremise de la photographie et du montage, de la peinture corporelle ou de la vêture excentrique. Ce mépris total des normes de beauté occidentales me captive, et mène à une réflexion sur mes propres luttes en tant que femme tentant de trouver sa place dans un monde ayant un idéal de beauté si étroit. Subversion a été réalisée pendant les mesures de confinement les plus strictes de la pandémie, une période d’isolement et d’introspection profonde. En un sens, cette œuvre est un amalgame d’appropriation : elle reflète la juxtaposition de l’influence féminine historique canadienne telle que Heward, de l’autoreprésentation de l’artiste MLMA, et de mon propre portrait psychologique, mettant en valeur la contestation du conventionnalisme de genre. La superposition du texte illustre le contournement du regard masculin, restituant la figure féminine comme véritable sujet plutôt que comme objet. »


    — Solanne Bianchi Melchin (11e année, École secondaire publique De La Salle, Ottawa, Ontario)

    Peinture d’une femme en robe rouge assise sous un arbre, avec un paysage vallonné en arrière-plan.

    L'inspiration

    Prudence Heward, Girl on a Hill (Femme sur une colline), 1928

    Huile sur toile, 101,8 x 94,6 cm

    Musée des beaux-arts du Canada

    Portrait en gros plan en noir et blanc d’un visage avec de petits tatouages et des marquages en pointillés, accompagné de mots comme « défier », « créer » et « réinventer ».

    L’œuvre d’art de l’élève

    Solanne Bianchi Melchin, Subversion

    Mine de plomb sur papier

    À propos d'Alex Colville

    Alex Colville (1920-2013) développe son style caractéristique quand il emménage dans ses demeures du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, après avoir travaillé comme artiste de guerre officiel canadien. On le connaît surtout pour sa façon inhabituelle de traiter la perspective, pour sa maîtrise du réalisme et pour les mondes intérieurs qui habitent ses sujets.


    À propos de l’inspiration de l’élève

    « Lors de mon processus artistique, je me suis inspirée de l’artiste Alex Colville. Alex Colville est un artiste canadien qui travaille dans le domaine du réalisme. Il crée souvent des œuvres avec des figures humaines à l’aquarelle ou à la peinture à l’huile. Son processus de travail et ses œuvres m’ont beaucoup inspirée puisque ses techniques de travail ressemblent aux miennes. Alors, Alex Colville s’inspire souvent de la photographie et des photos. Pour moi, la photographie avec des figures humaines est ma source principale de création. Je m’inspire des photos avec des positions qui sont souvent différentes et irrégulières ce qui rend les œuvres plus intéressantes et attrayantes. De plus, Colville organise ses pensées dans des esquisses en premier et ensuite il crée des œuvres finales. Dans mon processus de création, je passe des jours ou parfois des semaines dans mon cahier d’esquisses à planifier et conceptualiser mes idées pour m’assurer que j’ai bien capturé mes intentions. Enfin, le processus et les œuvres d’Alex Colville m’inspirent puisque j’apprécie son utilisation du détail et de la texture. Il représente les ombrages et la texture d’une façon très unique. Dans mon œuvre, j’ai essayé de démontrer l’endroit où la lumière est en contact avec les vêtements pour créer une texture lisse comme dans les œuvres de Colville. Cette technique donne une délicatesse et de la profondeur à mon œuvre, ce que j’apprécie beaucoup. Alex Colville va probablement continuer à m’inspirer, puisque son utilisation de détails et d’ombrages est incroyable. »


    —Raven Martin (11e année, École secondaire publique De La Salle, Ottawa, Ontario)

    Deux figures assises sur une plage de sable face à l’océan sous un ciel nuageux, vues de dos.

    L'inspiration

    Alex Colville, Couple on the Beach (Couple sur la plage), 1957

    Tempera à la caséine sur masonite, 73,4 x 96,4 cm

    Musée des beaux-arts du Canada

    Dessin en noir et blanc d’une personne en train d’enfiler un pull par-dessus sa tête, avec le visage caché et le torse exposé.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Raven Martin, Soulagement

    Aquarelle sur papier

    Personne sur le pont d’un navire regardant à travers des jumelles vers l’océan sous un ciel partiellement nuageux.

    L'inspiration

    Alex Colville, To Prince Edward Island (Vers l’Île-du-Prince-Édouard), 1965

    Émulsion à l’acrylique sur masonite, 61,9 x 92,5 cm

    Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

    À propos d'Alex Colville

    Imprégnées d’une intensité émotionnelle unique, les œuvres avec visages et personnages de l’artiste de la côte Est Alex Colville (1920-2013) sont à la fois contenues et révélatrices.

    Dessin au crayon d’un bébé aux cheveux clairs et aux yeux brillants, portant une veste à fermeture éclair, sur un fond sombre ombré.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Sydney Lunde-Ingrey, C’est enfin la saison d’automne

    Mine de plomb sur papier

    À propos de l’inspiration de l’élève

    « Mon art a toujours incorporé du réalisme et des proportions précises, mais ce dessin m’a permis de me concentrer sur les caractéristiques spécifiques d’un visage. En fait, cela ne m’a pas seulement permis d’explorer les expressions faciales, mais aussi de recréer les émotions de mon petit frère jouant à l’extérieur pendant l’automne. L’art d’Alex Colville a inspiré mon dessin en raison de la personnalité qui se dégage de son travail. Il a été capable de créer un monde intériorisé qui capture le public tout en dégageant des émotions intenses, mais des émotions contenues en même temps. En tant qu’artiste, je m’épanouis pour capturer les émotions et le réalisme dans mon travail et je suis donc grandement inspiré par le travail d’Alex Colville. »


    —Sydney Lunde-Ingrey (11e année, École secondaire publique De La Salle, Ottawa, Ontario)

    À propos de David Altmejd

    Vedette sur la scène artistique internationale, l’artiste contemporain d’origine montréalaise, David Altmejd (né en 1974), travaille principalement dans le champ de la sculpture à grande échelle; il crée des pièces inquiétantes qui abordent différentes conceptions de la réalité, de la métamorphose et de la perception.


    À propos de l’inspiration de l’élève

    « Ça fait des années que je passe en voiture, admiratif, devant L’œil de David Altmejd. Je l’ai vu toutes les fois où je suis allé chez mon grand-père, et c’est m’a sculpture préférée de tous les temps. J’admire sa physionomie étrange et ses ailes tordues – cette sculpture me paraît angélique. J’ai illustré ma partie préférée : sa tête composée de mains. Je trouve que la position des mains autour de la tête est réconfortante et donne un air mystérieux à cette figure. Je considère cette statue comme le gardien de Montréal, en partie parce qu’elle s’intitule L’œil, mais aussi à cause de son aura angélique. Je trouve qu’elle ressemble à un protecteur. Je me sens en sécurité près de la statue. »


    —Sammy Keeb Rich (11e année, Westmount High School, Montréal, Québec)

    Statue en bronze d’une figure humaine aux grandes ailes et au corps texturé, posée sur un piédestal devant un bâtiment en pierre.

    L'inspiration

    David Altmejd, L’œil, 2010-2011

    Bronze, 355 x 248 x 235 cm

    Musée des beaux-arts de Montréal

    Illustration sombre et surréaliste de multiples mains couvrant le visage d’une personne sous un faisceau de lumière.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Sammy Keeb Rich, Watcher of Montreal (Le protecteur de Montréal)

    Dessin par ordinateur

    À propos de Pitseolak Ashoona

    La communauté et les savoirs culturels sont centraux dans l’œuvre de l’artiste inuite Pitseolak Ashoona (v.1904-1983), qui fait figure de pionnière dans l’essor de l’art inuit moderne et dans la transmission illustrée des savoirs inuits aux générations futures.


    À propos de l’inspiration de l’élève

    « À la manière de Pitseolak Ashoona qui construit son art autour de sa culture et des origines de sa communauté, j’ai décidé de trouver moi aussi mon sens en faisant des recherches sur ma culture africaine. Cette œuvre d’art est inspirée des symboles (les adrinkas) de mon pays, le Ghana, qui ont une profonde signification et sont riches d’enseignements. Ils sont importants dans le mode de vie de mon peuple. Le titre Racines signifie “trouver mon sens à travers mes ancêtres”. Trouver toute la beauté, et même l’histoire de la guerre qui a fait naître une culture, et une manière de faire de l’art, plus rayonnante. C’est ce que veulent dire les couleurs dans mon œuvre d’art, alors que la femme dans la peinture représente moi ou n’importe quelle autre personne qui observe l’un des symboles qui signifient l’harmonie, la foi, l’amour et la loyauté. Parfois, trouver sa place offre tout ça. »


    —Angel Frimpong (12e année, Louis St-Laurent, Edmonton, Alberta)

    Dessin au style enfantin de personnes emmitouflées dans des parkas colorées assises sur un traîneau, avec d’autres personnes en vêtements d’hiver debout derrière elles.

    L'inspiration

    Pitseolak Ashoona, dessin à l’origine de l’estampe Summer Camp Scene (Scène de campement d’été), v.1966-1976

    Crayon de cire et crayon-feutre de couleur sur papier, 45,7 x 61,2 cm

    Collection de la West Baffin Eskimo Co-operative Ltd.

    Peinture abstraite colorée avec des couches de teintes vives superposées, une forme centrale rappelant une fleur et une forme circulaire sombre griffonnée sur la droite.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Angel Frimpong, Roots (Racines)

    Huile sur toile

    Pages de bande dessinée au style vintage dessinées à la main représentant une journée dans la vie d’une femme du CWAC (Corps auxiliaire féminin de l’Armée canadienne) pendant la Seconde Guerre mondiale, avec des scènes de vie en caserne, d’entraînement, de repas et de sorties en ville, accompagnées de légendes et de titres manuscrits.

    L'inspiration

    Molly Lamb Bobak, W110278: The Personal War Records of Private Lamb, M., 1942-1945

    Crayon, aquarelle, stylo et encre noire sur papier vélin

    Bibliothèque et Archives Canada

    À propos de Molly Lamb Bobak

    Molly Lamb Bobak est la première femme faite artiste de guerre officielle du Canada; elle faisait partie du Service féminin de l’Armée canadienne. Elle a créé divers témoignages illustrés de son expérience au sein du service, dont son extraordinaire œuvre autobiographique The Personal War Records of Private Lamb, M.

    Black-and-white comic panels showing children at summer camp waking up, cleaning, eating quickly, and marching in line.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Danielle Alexander, A Day in My Life At Camp (Une journée dans ma vie au camp)

    Digital drawing and pen

    À propos de l’inspiration de l’élève

    « L’œuvre d’art que j’ai créée est une petite bande-dessinée qui parle d’une journée typique dans ma vie au camp d’été. Cette BD est inspirée des journaux personnels illustrés de Molly Lamb Bobak, tout comme de la BD en ligne “day in my life”. Cette œuvre décrit mon souvenir d’il y a quelques années au camp de navigation des Cadets de la marine. Mon séjour au camp d’été des Cadets de la marine est l’un des meilleurs moments de ma vie, dont je garde de précieux souvenirs de mes amis et des expériences que j’y ai faites. J’ai traité l’histoire de façon ludique en montrant la monotonie du quotidien, comme de devoir se lever tôt et manger rapidement, mais j’ai également montré la beauté et l’excitation de la navigation. J’ai été très attirée par le travail de Molly Lamb Bobak lorsque j’ai vu ses journaux illustrés pour la première fois. Ça m’a interpelée de voir les uniformes et les marches à cause de ma propre expérience avec les Cadets de la Marine royale du Canada. En tant que fière cadette de la marine et artiste, c’est inspirant de voir le travail de la première femme artiste de guerre canadienne. Les journaux illustrés quotidiens de Molly Lamb Bobak sont d’excellents exemples d’une histoire racontée par l’art. Par ses extraits écrits à la main et ses petites aquarelles, elle montre avec justesse l’esprit du Service féminin de l’Armée canadienne et les gens qui en font partie. Elle a réussi à raconter son expérience dans l’armée avec humour, tout en mettant de l’avant les femmes qu’elle côtoyait et qui travaillaient fort. »


    —Danielle Alexander (12e année, O’Neill CVI, Oshawa, Ontario)

    À propos de Greg Curnoe

    Greg Curnoe (1936-1992) se sert de mots et de textes avec puissance et de manière continue dans son œuvre pour remettre en question certains aspects de la société canadienne, allant des droits territoriaux autochtones à l’identité nationale.


    À propos de l’inspiration de l’élève

    « Je voulais mettre de l’avant comment porter le hijab m’a donné de la force et du courage pour réaliser ceci. Pour moi, le hijab, c’est ma lumière et mon identité; il me sort de la noirceur. Votre hijab, c’est votre couronne et personne n’a le droit de vous l’enlever mes hijabelles. Je vais toujours essayer de briller plus fort que toutes les étoiles dans le ciel et laisser ma marque. Ma peinture s’inspire de Greg Curnoe, plus spécifiquement dans le choix des couleurs et des mots autour de la peinture. J’ai voulu donner l’impression que la lumière triomphe sur la noirceur et qu’elle l’anéantit. Ça m’a brisé le cœur de voir cette attaque inhumaine envers mes compatriotes musulmans lors du récent incident de London, en Ontario. J’ai voulu me servir de mon art pour montrer que l’islamophobie, il faut que ça cesse. “Dites non à l’islamophobie.” »


    —Khadijat Dairo (9e année, Fort McMurray Islamic School, Fort McMurray, Alberta)

    Panneau rose délavé avec du texte noir usé listant plusieurs noms de famille, monté derrière un panneau transparent avec des boulons visibles.

    L'inspiration

    Greg Curnoe, (Mis)deeds #1 (Actes (manqués) notariés no 1 ), 5 décembre 1990-9 janvier 1991

    Encre à tampon, gouache et crayon bleu, 108 x 162,6 cm

    Collection privée

    Œuvre en techniques mixtes avec un fond sombre et étoilé, des formes colorées et des feuilles, ainsi que des bulles de dialogue contenant des mots comme « Dis », « Non » et « Islamophobie ».

    L’œuvre d’art de l’élève

    Khadijat Dairo, Lumière

    Peinture

    À propos d'Helen McNicoll

    La peintre impressionniste du dix-neuvième siècle, Helen Mcnicoll (1879-1915), capture la vie des filles et des femmes dans ses mises en scène lumineuses qui illustrent la campagne canadienne, les passe-temps d’enfance et le travail des femmes de la ruralité. La cueillette de baies et de pommes et le glanage comptent parmi les tâches qu’elle a représentées dans ses œuvres.


    À propos de l’inspiration de l’élève

    « Pour cette œuvre, je me suis aventurée sur un sentier que je connaissais moins en essayant un style de peinture plus impressionniste. J’ai été inspirée par les œuvres d’Helen McNicoll dans lesquelles elle nous montre des femmes dans divers lieux. J’ai aussi été interpelée par son style de peinture unique et impressionnant. On peut constater que dans ses scènes ensoleillées et lumineuses, elle sait très bien rendre le rôle de la femme à l’époque. Elle parvient à dessiner de façon très habile la vie des femmes et les attentes qu’on avait envers elles à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècle. J’ai voulu faire quelque chose de similaire dans mon œuvre, mais en passant un message sur ma propre culture à la place : la culture chinoise. À l’époque où la famille de ma mère vivait en Chine, les mœurs étaient vraiment différentes d’aujourd’hui. Ma toile montre une jeune femme qui travaille au milieu d’une rizière, entourée d’un magnifique paysage en terrasses où pousse l’aliment de base de milliards de personnes. Même si le paysage est splendide, cette œuvre traduit également un message plus profond; elle parle du travail difficile, qui brise le dos, qui doit être fait sous la chaleur accablante du soleil, que plusieurs Chinoises ont eu à endurer. Bien que je n’aie jamais visité la terre de mes aïeux, j’ai voulu créer une œuvre qui représentait mon pays et le mode de vie difficile qui, autrefois, était la réalité de beaucoup de personnes. »


    —Cianna Chin (8e année, Argyll Centre, Edmonton, Alberta)

    Peinture impressionniste d’une femme dans un verger ensoleillé tendant la main vers des branches feuillues, avec un panier de fruits à ses pieds.

    L'inspiration

    Helen McNicoll, The Apple Gatherer (La cueilleuse de pommes), v.1911

    Huile sur toile, 106,8 x 92,2 cm

    Hamilton Art Gallery

    Peinture d’un agriculteur portant un chapeau et plantant du riz dans des rizières en terrasses inondées, avec une petite cabane en arrière-plan.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Cianna Chin, In the Rice Paddy (Dans la rizière)

    Acrylique sur toile

    Peinture abstraite aux tons bleus représentant des arbres se reflétant dans une eau calme, avec des traits verticaux suggérant des ondulations.

    L'inspiration

    Kazuo Nakamura, Blue Reflections, B.C. (Reflets bleus, C.-B.), 1964

    Huile sur toile, 127 x 160 cm

    Collection du Centre d’art MacLaren, Barrie, Ontario

    À propos de Kazuo Nakamura

    Né à Vancouver, Kazuo Nakamura (1926-2002) est l’un des cofondateurs du renommé Groupe des Onze et l’un des plus grands artistes canadiens du vingtième siècle. Ses œuvres invitent à une profonde réflexion, et son exploration des paysages abstraits est unique et singulière dans l’art canadien.

    Peinture monochrome d’une forêt enneigée avec de grands arbres, des flocons qui tombent et un ruisseau réfléchissant au premier plan.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Krisetianna King, Playing with the Night (Jouer avec la nuit)

    Peinture à l’acrylique

    À propos de l’inspiration de l’élève

    « Ma peinture est inspirée par Kazuo Nakamura et est élaborée autour de la phrase japonaise “木漏れ日 (こもれび)”, ou komorebi qui signifie “les rayons de soleil qui traversent les arbres”. À la place des rayons de soleil à travers les arbres, ce sont des rayons de lune. Je me suis dit : pourquoi pas des rayons de lune? La nuit est tellement plus paisible et tranquille que le jour. J’ai nommé mon œuvre “Jouer avec la nuit”, car ces lumières blanches qui jouent entre les arbres sont en fait des esprits de lumière qui tiennent compagnie à une petite fille perdue qui cherche son chemin et qui lui montrent la direction de la maison, là où elle sera en sécurité. Le reflet sur la rivière représente la petite fille qui comprend que c’est mal de désobéir à ses parents en partant dans la nuit malgré leur avertissement. Je n’ai utilisé que très peu de couleurs, soit du bleu-gris, du blanc et du noir, mais elles nous racontent l’histoire aussi bien que Kazuo Nakamura dans sa peinture Reflets bleus. »


    —Krisetianna King (9e année, Encompass, Coquitlam, Colombie-Britannique)

    À propos d'Edward Mitchell Bannister

    Le peintre Edward Mitchell Bannister (1828-1901), natif du Nouveau-Brunswick, est un artiste noir canado-américain qui est devenu, grâce à ses scènes côtières, le peintre le plus connu de sa terre d’accueil, le Rhode Island, à une époque où l’esclavage et la ségrégation raciale étaient bien présents aux États-Unis.


    À propos de l’inspiration de l’élève

    « J’ai choisi le style d’Edward Mitchell Bannister, parce que j’aime beaucoup l’impressionnisme et les légers empâtements. J’adore aussi la peinture à l’huile sur une toile. Ma peinture illustre un lieu à Kouchibouguac, au Nouveau-Brunswick. J’ai choisi cet endroit, parce que nous y allons pour faire du camping tous les étés et j’en garde de très beaux souvenirs de famille. Edward Mitchell Bannister a grandi sur la côte du Nouveau-Brunswick, là où j’habite, alors je me sens en quelque sorte lié à cet artiste à la fois par les lieux et par son style. »


    —Anna Stocker (8e année, Riverview Middle School, Riverview, Nouveau-Brunswick)

    Peinture de paysage côtier montrant des vagues se brisant près de rochers sombres sur une plage de sable, avec des maisons lointaines et de la verdure sous un ciel nuageux.

    L'inspiration

    Edward Mitchell Bannister, Untitled [Rhode Island Seascape] (Sans titre [marine du Rhode Island]), v.1856

    Huile sur toile, 45,7 x 55,9 cm

    Collection de la Kenkeleba House, New York

    Peinture de paysage représentant une rivière sinueuse traversant des champs verdoyants et des arbres denses sous un ciel doux et nuageux.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Anna Stocker, Memories of Long River (Souvenirs de Long River)

    Huile sur toile

    À propos d'Emily Carr

    La bien-aimée peintre canadienne Emily Carr (1871-1945) transmet son amour sincère et son respect pour le monde naturel à travers ses paysages modernistes colorés qui célèbrent la majesté de la nature, mais témoignent également des problèmes écologiques de l’époque.


    À propos de l’inspiration de l’élève

    « En tant que jeune artiste, j’ai toujours trouvé que l’art d’Emily Carr était absolument magnifique. Sa contribution au Canada, par son art et son talent, me fascine complètement. Sa maîtrise et sa capacité à créer de la texture dans ses œuvres sont, selon moi, les raisons pour lesquelles elle sort du lot, et c’est ce qui m’a aidé à grandir comme artiste. Pour mettre de l’avant le Canada, un beau pays diversifié, j’ai peint chacune des fabuleuses fleurs provinciales du Canada, que j’ai réparties à travers ma peinture. Le ciel et les montagnes, inspirés d’Emily Carr, constituent le décor des fleurs éclatantes de l’avant-plan. »


    —Kate Kang (9e année, St Joan of Arc School, Calgary, Alberta)

    Paysage expressionniste d’une forêt exploitée avec des souches d’arbres et quelques arbres hauts et fins, sur fond de ciel bleu strié de pluie.

    L'inspiration

    Emily Carr, Odds and Ends (Souches et rebuts), 1939

    Huile sur toile, 67,4 x 109,5 cm

    Art Gallery of Greater Victoria

    Peinture de paysage colorée représentant un lac bleu entre des collines verdoyantes, avec des fleurs et un premier plan sablonneux sous un ciel tourbillonnant.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Kate Kang, Canada’s Vivid Flowers (Les fleurs éclatantes du Canada)

    Peinture

    Illustration colorée d’un homme faisant du vélo avec un enfant assis derrière lui.

    L'inspiration

    Greg Curnoe, Self-Portrait with Galen on 1951 CCM (Autoportrait avec Galen sur un CCM 1951), 1971

    Peinture acrylique sur contreplaqué, 731 x 666 cm

    President’s Art Collection, Université de Regina

    À propos de Greg Curnoe

    Greg Curnoe (1936-1992) est un leader artistique important de London, en Ontario, qui recourt à des couleurs vibrantes et explore des sujets variés dans ses œuvres, allant de la politique canadienne à sa propre famille et maison.

    Collage abstrait coloré représentant une silhouette humaine en mouvement, composée de formes en papier peint, sur un fond bleu et vert.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Max Shniger, Acrobat In The Park (Acrobate au parc)

    Peinture et collage

    À propos de l’inspiration de l’élève

    « J’aime beaucoup regarder la peinture de Greg Curnoe intitulée Autoportrait avec Galen sur un CCM 1951. J’aime la façon dont les formes bien découpées et très colorées composent la peinture, et j’ai voulu essayer de créer une œuvre construite à partir de retailles de carton que mon enseignante m’a données. J’adore faire du cirque et j’espère devenir très bon un jour. J’ai donc essayé de représenter un acrobate et son cerceau. Je peux m’imaginer faire tourner le cerceau autour de moi, le lancer, le faire rebondir et faire un tas de trucs amusant au parc. »


    —Max Shniger (4e année, My Artlab, Toronto, Ontario)

    À propos de Linus Woods

    Linus Woods (né en 1967) est un artiste contemporain dakota/ojibwé issu de la Première Nation de Long Plain du sud du Manitoba qui crée des œuvres expressives souvent composées de schémas colorés, de motifs géométriques et de collage.


    À propos de l’inspiration de l’élève

    « Paskwâw (qui signifie prairie ou plaine en cri) est inspirée de l’œuvre de Linus Woods. J’adore son utilisation de la couleur et des petits carrés. J’ai utilisé des pochoirs pour le tipi et le bison. J’ai ajouté de la texture avec du gesso. Je voulais montrer de quoi avait l’air la terre il y a très longtemps dans les prairies, ici, en Alberta. Les montagnes Rocheuses sont en arrière-plan. Aujourd’hui, les Autochtones des plaines vivent dans des maisons. Il y a peu de bisons. Les tipis et les bisons sont encore très importants dans la culture autochtone aujourd’hui. Nimosom (mon grand-père en cri) m’a enseigné le mot cri pour prairie pour le titre de ma peinture. »


    —Maxwell Stone (2e année, Argyll Learning Centre, Edmonton, Alberta)




    Peinture colorée de trois tipis sur un paysage sombre sous un ciel de coucher de soleil rouge orangé intense, avec une volée d’oiseaux volant au-dessus.

    L'inspiration

    Linus Woods, Lakota Sunset (Coucher de soleil lakota), s.d.

    Techniques mixtes sur toile, 121,9 x 182,9 cm

    Peinture au style enfantin représentant des montagnes sous un soleil éclatant avec des nuages, un volcan et un buffle sur une colline herbeuse.

    L’œuvre d’art de l’élève

    Maxwell Stone, Paskwâw (Prairie/Plaine – Cri)

    Acrylique sur toile

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